Ridicules ou juste pas assez bons, les Lyonnais sont en tout cas totalement passés à côté de leur sujet mardi soir. Inoffensifs à l’aller face à un Bayern réduit à 10, ils se sont montrés volontaires au retour mais avec une expression collective inexistante. A l’inverse, les Munichois ont parfaitement quadrillé le terrain, et surtout se sont montrés lucides dans leurs choix, qui ont payé très tôt, avec le premier but d’Olic à la 10e minute. Des choix qui auraient pu payer encore plus tôt si Muller n’avait pas manqué le cadre sur un ballon aux six mètres qui semblait destiner à trouver les filets.
En demi-finale, Lyon a sans doute touché ses limites comme celles du système Puel, brillant pour faire déjouer l’adversaire, beaucoup moins pour produire du jeu. Mardi soir, les
atouts offensifs lyonnais, plutôt que de poser le jeu, de combiner, de ne pas s’affoler, semblaient tous pratiquer le 100 mètres, avec pour ligne finale les pieds des défenseurs munichois. Le manque d’expérience l’explique sans doute combinée à une absence d’un fond de jeu rassurant pour ne pas paniquer face à l’horloge. Lyon a payé pour apprendre. Très cher au final, avec ce triplé d’Olic. Il peut toujours se ...
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