Pas le plus talentueux, mais le plus influent. Car comment croire au hasard quand le même homme se trouve en première page de tous les journaux le lendemain des grands succès du football français des années 90 ? Capitaine de l’OM lors la première Ligue des champions remportée par un club français en 93, le brassard toujours noué autour du biceps quand il soulève la première Coupe du Monde des Bleus, geste qu’il rééditera deux ans plus tard lors du championnat d’Europe, Deschamps est le symbole, plus que Zidane encore, de cette culture de la gagne qui baigna quelques institutions françaises lors des années 90. Preuve en est : pour les deux premiers trophées, il s’agit encore des seuls glanés par le football français. Là aussi, comment oser n’y voir qu’un hasard, même si Deschamps se trouve souvent au bon endroit au bon moment.
A Marseille, le champion du monde s’installe ainsi après une saison où l’OM vient de frôler le titre. Reste que Deschamps ne s’est pas contenté de marcher dans les pas de Gerets, puisqu’il a imposé ses hommes (M’Bia, Lucho, Heinze), pour finalement former une équipe plus équilibrée, à défaut d’être brillante. Comme lui, ses recrues ont été ...
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